Dormir avec bébé sans crainte de la dépendance

Dormir avec bébé sans crainte de la dépendance

mai 5, 2018 0 Par Richard

Tout petits, les bébés ont un grand besoin d’être rassurés, mais souvent on a peur d’en faire trop de peur qu’ils ne soient plus assez autonomes derrière pour dormir seul. Beaucoup de spécialistes disent qu’il faut tout de suite mettre le bébé dans sa chambre dans son lit, et certains vous diront qu’il peut rester dormir dans votre lit jusqu’à 7 ans. Il existe je pense un juste milieu que l’on peut établir soit même.

Comment dormir avec bébé sans peur qu’il ne dorme plus seul ?

Dormir avec papa et maman ne rend pas dépendant, il donne de bonnes bases pour prendre son autonomie après 4 mois.

Quand je suis rentrée de la maternité, je refusais de dormir avec mon enfant, de peur qu’il ne puisse jamais dormir seul dans un lit ou dans une chambre à part.

La fatigue, certaines contraintes ont fait que j’ai dormi avec lui dans mon lit, puis juste à côté et finalement à 5 mois il a petit à petit mis un pas dans sa chambre pour y dormir définitivement sans soucis.

Une pédiatre m’a dit un jour, jusqu’à 4 mois, le bébé a besoin d’être rassuré, plus il aura des bases de confiance dans le fait que ses parents sont là pour lui, que quand ils partent il reviennent, plus il aura de facilité à se détacher après 4 mois. J’ai donc appliqué cette méthode.

De la nacelle au lit parental

Au tout début, mon bébé dormait dans sa petite nacelle au pied du lit de papa et maman (2 premières semaines). Je ne voulais pas lui donner de mauvaises habitudes mais c’était dur. Avec ma césarienne, ce n’était pas évident de me relever la nuit, me baisser, le prendre, la fatigue n’aidant pas, j’ai fini par le laisser de plus en plus dans le lit après la tété ou même à adopter la position couchée (voir les différentes positions d’allaitement) pour l’allaiter.

Parfois quand j’essayais de le remettre dans la nacelle après la tété, il pleurait, ne s’endormait pas avant 1 heure alors je le reprenais pour le mettre contre moi dans le lit. Couché contre moi dans le lit, mon fils s’endormait paisiblement, il était détendu, ne pleurait pas. Et il a fini par rester dans notre lit après chaque tété.

Dans la journée, on le prenait très souvent dans nos bras, on estimait qu’il ne pleurait jamais pour rien (impossible de faire des caprices à cet âge là nous disait la pédiatre), donc la nuit c’était pareil, s’il pleurait beaucoup on le gardait dans notre lit.

Dormir avec bébé demandes quelques précautions

Toujours essayer d’abord de le mettre dans son lit à lui :
De temps en temps quand je me sentais vraiment trop fatiguée, j’essayais d’abord de le mettre dans sa petite nacelle et si il ne voulait vraiment pas dormir, je le prenais près avec nous. Nous ne dormais pas tout le temps avec nous, mais quand il avait du mal à dormir dans sa nacelle, je le mettais avec nous.

L’isoler une fois qu’il s’est bien endormi :
On peut garder bébé collé contre soi, le corps à corps le rassure beaucoup.
Ensuite, une fois qu’il s’endort, on l’entoure avec un coussin d’allaitement ou un édredon, de manière à l’isoler un peu de nous. Je ne le mettais pas entre son père et moi.
Moi j’étais au milieu et le papa à côté de moi. Il faut dire que les hommes ont le sommeil très lourd et comme ça on reste proche de son homme.
Si non il existe des lits exprès que l’on peu coller au lit des parents mais sans barreau de séparation pour pouvoir le toucher dans son sommeil.
Il faut quand même être très vigilent, le risque de rouler sur son enfant pendant la nuit est très important. Moi j’ai le sommeil très léger du coup au moindre mouvement, je me réveillais, donc aucun risque.

Petit à petit dans son lit  puis sa chambre: vers 4 mois

Dans son lit

Quand mon fils a commencé à avoir 3 mois et demi, comme je ne travaillais pas encore, je lui faisais faire les sies

tes dans son grand lit à barreaux, mais toujours dans notre chambre. Du coup au bout d’une semaine, le soir j’ai commencé à le mettre dans son lit. J’avais mis le coussin d’allaitement, de manière à ce que à sa droite et au niveau de sa tête il se sente enveloppé, ça le rassurait beaucoup. C’est vrai qu’à cet âge là un lit  à barreaux (60*120), ça parait être immense pour de si petits bouts.
Il a dormi comme ça dans notre chambre jusqu’à (mais dans son lit) jusqu’a 4 mois à peut près. Comme il ne faisait pas ses nuits encore, c’était plus facile, surtout pour lui remettre la tétine.

Dans sa chambre

Quand il a eu 4 mois, j’installais son lit dans sa chambre pour la sieste et il y dormait, ensuite le soir il revenait dans notre chambre. C’était pour qu’il commence un peu à se familiariser. Je jouais aussi beaucoup avec lui dans cette petite chambre. Au bout de 2 semaines, son lit est resté dans sa chambre  et il y dort depuis.

Mon fils est très éveillé, très sociable, « apaisé »

Comme quoi, il ne faut pas avoir peur d’être très proche de son bébé quand il est tout petit, quite à dormir avec régulièrement. Cela le rassure pour qu’il puisse mieux prendre son Independence. Et l’énergie qu’il ne perd pas à avoir peur tout seul dans un grand lit dans une grande chambre, il l’utilisait pour s’éveiller à ce qui l’entourait quand il était avec nous.

Les pédiatres le disent, c’est un enfant qui est bien en avance…et c’est rassurant. D’ailleurs notre fils est à 7 mois très autonome, il joue tranquillement tout seul dans la journée, il est très sociable et les gens s’étonnent souvent de son calme, il semble très « paisible ». Je recommencerais certainement avec le prochain.

Et dans les autres pays?

En Afrique: les mères dorment avec leur nourrisson elle ne le laisse jamais pleurer, ils sont toujours très entourés par leur grande famille.

Chez les indiens, les Mayas du Guatemala, le sommeil partagé fait partie intégrante de l’éducation. Le plus souvent la mère dort avec le nouveau né et le père avec les plus grands.

Les Inuits au Canada mettent le bébé nu qui dort tout contre la peau de sa maman. C’est  une protection contre le froid.

Et tous ces enfants là pour autant ne sont pas connus pour être complètement dépendant de leurs parents, bien au contraire, surtout les petits africains.